Tics d’écriture

On en a tous. Ils sont là, et tout ton lectorat les voit, sauf toi. Si on te le fait remarquer, tu nieras jusqu'à la mort. Tu prétends qu'il y a une explication parfaitement légitime à l'emploi compulsif de l'adjectif "marmoréen" (kikoo Stephanie Meyer). Tu es confit dans la mauvaise foi comme le kumquat dans... Lire la suite →

Smog sur Paris

Mal léchée par la bise malsaine Qui postillonne à sa surface Gelée pourrie en reflétant la face, La Seine, dans sa surcroûte urbaine, Fend Paris d’une baveuse grimace. Tout se confond à la lueur blême Du jour que le smog efface. Les tags s’estompent sous la crasse La Ville Lumière a cédé son emblème Pour... Lire la suite →

L’échelle sociale (2/2)

Pour la première partie, ça se passait là. Au bout de la rue de Villiers se trouve donc le CELSA. Il y a un drapeau français sur sa façade blanche, et les portes vitrées coulissent automatiquement à votre arrivée. Le CELSA n’est pas écrit en majuscules uniquement par coquetterie, c’est un acronyme qui n’a plus... Lire la suite →

L’échelle sociale (1/2)

Le premier jour, j’avais en arrivant au CELSA l’air tout penaud du petit chat, qui, s’étant cru intrépide, a sauté sur le rebord d’une fenêtre, se découvre le vertige, et pousse des miaulements d’agonie en attendant qu’on vienne le redescendre des 120 centimètres sur lesquels il est coincé. Ainsi propulsée dans les hauteurs d’une classe... Lire la suite →

Réussir sa vie

Les grandes écoles ont cela de pernicieux qu’elles épanchent une soif bien particulière, à un âge où l’on a la gorge très sèche : celle de se faire tapoter le crâne par une paluche paternaliste, et d’entendre une grosse voix vibrante de fierté leur dire “C’est bon, tu y es arrivé, c’est fini.” La grande... Lire la suite →

Contexte de Cirri (part. 2)

La première partie est juste ici ! Un coup d'état, il n'y a pas d'autre mot. Le coup d'état le plus irrésistible, et le plus irréversible que l'on puisse se figurer. Ils étaient cinq et tenaient en laisse la Fée captive, l'une des trois déités terribles de Cirri. Ils avaient capturé Titania et avaient soumis ses... Lire la suite →

Finir un chapitre

Quand je finis un chapitre, le creux succède rapidement à la plénitude. Comprendre que j'en reste comme deux ronds de flan. C'est peut-être tributaire de ma tendance globale à l'insatisfaction, mais je me sens désoeuvrée et curieusement étonnée lorsque j'achève mon morceau d'histoire. Et ceci, peu importe à quel point l'écriture dudit morceau m'a gonflée.... Lire la suite →

Melting Waltz

Korzeniowski est le merveilleux compositeur de Penny Dreadful, dont j'ai écouté la BO en rédigeant les trois premiers chapitres. C'est Clara, ma meilleure amie, qui me l'a fait découvrir. Valser dessus, se prendre pour Dorian Gray et se demander à quoi on ressemblerait tous avec des redingotes. Bien pratique pour évoquer un vieux Londres inquiétant, puisque... Lire la suite →

5 loses ordinaires du jeune auteur

Multiplier les TOC Être incapable d'écrire sans LA bande-son appropriée, qui vous donnera l'impression que le compositeur, même défunt, vous connaît mieux que votre mère et va sauver votre chapitre. Prévoir une tenue douillette spécial-écriture. Vous sentir dramatiquement inapte à la création si quelque chose d'inattendu survient, comme une pénurie de tisane à la verveine.... Lire la suite →

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