La faune du Marais

Et là, par toutes les buses ventrues de France et de Navarre - que croyez-vous ? Que j'ai éclaté de rire, refusé poliment, expliqué que je n'étais pas là pour passer le balai ? Non, rien de tout cela : j'ai ouvert les grands yeux affolés de la domesticité prise en flagrant délit de fainéantise, attrapé le balai, et nettoyé la pièce.

De l’importance de romancer

Où je m'étendrai un instant sur les raisons de la pause des publications, sur mes nouvelles conditions de travail et, enfin, sur le sujet de l'article. En tout premier lieu, le passage du blog sous le radar. Il est l'oeuvre, éminemment malfaisante, de mon ancienne maîtresse de stage qui, contrariée par le récit libre et... Lire la suite →

Tropiques

Tropiques. Ce jour-là, il y avait un peu de vent. Pas le vent réel qui racle profondément le sol, mais ce vent plastifié qui fait semblant d’agiter de l’air. C’était tout de même du vent, chose rare sur ces rivages suspendus. La plage était sous cellophane. Le sable absolument aveuglant brillait comme l’emballage d’une confiserie.... Lire la suite →

Smog sur Paris

Mal léchée par la bise malsaine Qui postillonne à sa surface Gelée pourrie en reflétant la face, La Seine, dans sa surcroûte urbaine, Fend Paris d’une baveuse grimace. Tout se confond à la lueur blême Du jour que le smog efface. Les tags s’estompent sous la crasse La Ville Lumière a cédé son emblème Pour... Lire la suite →

L’échelle sociale (2/2)

Pour la première partie, ça se passait là. Au bout de la rue de Villiers se trouve donc le CELSA. Il y a un drapeau français sur sa façade blanche, et les portes vitrées coulissent automatiquement à votre arrivée. Le CELSA n’est pas écrit en majuscules uniquement par coquetterie, c’est un acronyme qui n’a plus... Lire la suite →

L’échelle sociale (1/2)

Le premier jour, j’avais en arrivant au CELSA l’air tout penaud du petit chat, qui, s’étant cru intrépide, a sauté sur le rebord d’une fenêtre, se découvre le vertige, et pousse des miaulements d’agonie en attendant qu’on vienne le redescendre des 120 centimètres sur lesquels il est coincé. Ainsi propulsée dans les hauteurs d’une classe... Lire la suite →

Réussir sa vie

Les grandes écoles ont cela de pernicieux qu’elles épanchent une soif bien particulière, à un âge où l’on a la gorge très sèche : celle de se faire tapoter le crâne par une paluche paternaliste, et d’entendre une grosse voix vibrante de fierté leur dire “C’est bon, tu y es arrivé, c’est fini.” La grande... Lire la suite →

Contexte de Cirri (part. 2)

La première partie est juste ici ! Un coup d'état, il n'y a pas d'autre mot. Le coup d'état le plus irrésistible, et le plus irréversible que l'on puisse se figurer. Ils étaient cinq et tenaient en laisse la Fée captive, l'une des trois déités terribles de Cirri. Ils avaient capturé Titania et avaient soumis ses... Lire la suite →

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